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 Interview JDD Portrait de Christophe (24.03.14)

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AuteurMessage
Stéphanie

Stéphanie

Nombre de messages : 2238
Date d'inscription : 14/08/2008

MessageSujet: Interview JDD Portrait de Christophe (24.03.14)   Jeu 27 Mar - 20:17

Christophe, le chanteur aux nuits bleues

=> http://www.lejdd.fr/Culture/Musique/Portrait-de-Christophe-le-chanteur-aux-nuits-bleues-658513

PORTRAIT - Ancien crooner yéyé, actuelle icône branchée, fou de bagnoles, de cinoche, noctambule à Paris, grand dormeur à Tanger, Daniel Bevilacqua a eu mille vies. Christophe nous les raconte avec franchise.

Dans le monde de Christophe, les mots ont leur importance. Il ne dit pas "carrière", mais "chemin". Ses "concerts" sont des "moments". À "perfectionnisme" il préfère "quête de la vibration". On pourrait multiplier les exemples de cette obsession sémantique pour décrire sa vie, son oeuvre. Christophe déteste les cases, il a passé sa vie à les fuir, se définit comme "différent des autres chanteurs". On ne saurait lui donner tort… Quel autre artiste peut donner une interview jusqu’à 5 heures du matin dans le restaurant d’un hôtel Ibis de province? "Elle est un peu 'space' la déco, hein? On dirait la cantine d’un hôpital", souffle de sa voix rauque et fluette l’esthète emmitouflé dans une doudoune.

À 70 ans, Christophe peut se targuer d’être un cas unique dans l’histoire de la chanson. S’il fallait résumer sa carrière, pardon, "son chemin", on dirait qu’il a réussi ce tour de force peu banal : passer du statut de chanteur de variétés à celui d’icône branchée célébrée par l’intelligentsia parisienne. Un raccourci réducteur, tant son parcours fut ponctué d’embardées imprévues, de départs sans préavis et de réinventions aussi géniales qu’inattendues. "J’ai toujours été très joueur, et je ne regrette rien." Ni d’avoir fui le showbiz en pleine gloire yéyé pour suivre pendant trois mois le cirque Gruss, jouer aux boules avec Zavatta et chanter chaque soir pour 500 francs. Ni son absence prolongée de la scène durant vingt-sept ans, avant son retour splendide en 2002 avec l’album Comm’ si la terre penchait. Le motif de cette longue éclipse? "Le son, la techno", selon lui de piètre qualité.

"Il préférait surtout expérimenter chez lui, enregistrer jusqu’au bout de la nuit pour tout effacer au petit matin", s’amuse Danièle Feuillerat, proche collaboratrice de Francis Dreyfus, son producteur historique aujourd’hui disparu. "Quand on lui a offert son premier home studio, ce fut une révélation. Il vivait dedans comme dans le ventre de sa mère." Le crooner des Paradis perdus se définit comme un "fondu de matière sonore. Gamin, j’adorais écouter le ronronnement des lessiveuses, j’avais aussi dépiauté le piano du grenier pour enregistrer toutes sortes de sons avec mon magnétophone". Son ami Louis Chedid le décrit comme un être à la fois instinctif et cérébral, anticarriériste absolu. "Je l’ai vu flamber avec une Roll’s, puis vivre dans un hôtel miteux. Mais il ne se plaignait jamais, seule sa liberté compte." Des hauts et des bas, il en a connu. "Mais je n’ai jamais paniqué. Je suis un mec de cycles, moi!"
"Ça doit être monotone de n’être qu’une seule personne"

En ce moment, il traverse un cycle particulièrement positif. Le 31 mars, il sortira son album Intime, relecture solitaire de ses classiques. Il arpente depuis janvier la France avec une tournée du même nom, se réjouit d’avoir "enfin appris le piano", lui, "le mec de synthés", autodidacte dans l’âme. Il bûche également sur son disque de chansons inédites et vient de tourner dans un court et un moyen métrage. "Je l’ai fait pour l’expérimental", explique le cinéphile souvent dragué par le 7eart. Il a refusé de jouer dans 37° 2 le matin ou Je t’aime moi non plus de Gainsbourg, décliné une invitation de Catherine Deneuve, laquelle s’est fendue d’un bel hommage sur le site du chanteur, "un jeune homme très beau et timide. Après il s’est créé un personnage de lonesome cow-boy".

Le noctambule impénitent s’amuse de l’analyse : "Je ne suis pas acteur professionnel mais acteur de ma vie." Il reconnaît une schizophrénie harmonieuse entre Daniel Bevilacqua et Christophe, "et puis ça doit être monotone de n’être qu’une seule personne". Aucun risque : ancien pilote de course sans permis depuis dix ans pour excès de vitesse (240 km/h) ; peintre à ses heures ; "fétichiste" de radios américaines ou de "péloches", ces bobines en 35 mm de classiques du cinéma qu’il a longtemps collectionnées. Il avait même dépanné Federico Fellini en quête d’une version en VO de La Strada pour une projection au Théâtre du Ranelagh.

Alain Bashung l’avait surnommé "le Gitan blond". Valéry Zeitoun le compare au Petit Prince de Saint-Exupéry. "J’aime sa candeur, il est toujours curieux, à la recherche du beau. Il me touche aussi par sa fragilité. Et des affres, il en a forcément, sinon il dormirait la nuit", souligne l’ex-boss du label AZ qui garde un souvenir amusé des séances de travail chez le musicien : "On jouait au poker jusqu’à 5 heures du matin, et ensuite il me faisait écouter ses nouvelles chansons."
Une pratique assidue de la pétanque

Pour les failles, il faut chercher du côté de la famille, "un truc qui ne devrait pas exister… Je vis dans ma bulle, hors du temps, ce n’est pas toujours facile pour mon entourage, je n’ai pas toujours été là au bon moment". Il parle avec une émotion retenue de sa rupture avec Véronique en 2002, "après vingt-huit ans de vie commune". Depuis, il est célibataire même s’il a "une amoureuse", mais chacun chez soi.

Son regard planqué derrière ses lunettes fumées s’embrume quand il évoque sa fille, Lucie, "qui n’est pas persuadée que je l’aime vraiment, alors que bon, je l’aime terriblement. Mais c’est la vie, hein?". C’est la vie… Comme le divorce de ses parents qui a "cassé net une enfance très heureuse" à Juvisy-sur-Orge, en région parisienne. Il dit son admiration pour sa mère, bretonne, couturière et artiste dans l’âme : "Elle chantait tout le temps et conduisait des camions. Une traceuse comme moi." Sourit à l’évocation de son père, fils d’immigré italien de Milan, entrepreneur de chauffage central, "un travailleur, mais il ne pensait qu’à s’éclater". Et puis la cassure… "Voir son père se faire la malle et sa mère pleurer, ce n’est pas toujours marrant. Mais j’ai continué à aimer les deux. Et très vite, j’en ai tiré du positif, j’ai attrapé ma route."

Il se dit "non croyant", même s’il porte une croix autour du cou. Il n’a jamais consulté de psy, sauf une fois, il y a bien longtemps, quand le dragon Bevilacqua, jeune parachutiste sous les ordres de Massu, se fit la belle un jour de permission. Il finira au Val-de-Grâce, avec "tous les barrés. Pendant deux mois, un psy venait me voir tous les jours, on parlait de la vie et de musique, c’était génial!". Sa thérapie, c’est la scène, ou encore ses virées à Tanger : "J’aime les gens là-bas, comme j’ai aimé les gens du Mississipi que j’ai découverts avec mon ami Daniel Filipacchi." Là-bas, il vit le jour et dort la nuit, aime se perdre dans la casbah, dévaler et grimper ses escaliers labyrinthiques : "Vous ne trouverez pas meilleure salle de fitness au monde."

Sinon à Paris, il entretient sa forme avec une pratique assidue de la pétanque, de préférence au jardin du Luxembourg. Il a toujours aimé le sport, depuis sa tendre enfance. Pour lui, ce serait même la cause de sa petite taille. "Gamin, je faisais beaucoup de gymnastique, surtout du cheval d’arçon, c’est la raison pour laquelle je me suis tassé. Ma croissance s’est arrêtée à 1,65 m. C’est comme ça… Je ne ferai jamais 1,72 m, la taille idéale pour moi." Court silence… "Ça ferait un bon titre pour mon autobiographie : 'Je ne ferai jamais 1,72 m.'" Et s’il n’avait pas été musicien? Réponse, sans hésitation : "couturier, dans la mode". Il s’interrompt à nouveau : "Une autobiographie sur la vie que je n’ai pas vécue, c’est pas mal comme idée…"

Eric Mandel - Le Journal du Dimanche

lundi 24 mars 2014
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