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 Quand Delerm interviewe Christophe (12.12.13)

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AuteurMessage
Stéphanie

Stéphanie

Nombre de messages : 2238
Date d'inscription : 14/08/2008

MessageSujet: Quand Delerm interviewe Christophe (12.12.13)   Sam 14 Déc - 14:10

Quand Delerm interviewe Christophe

Marion Gordien, étudiante en journalisme à l'IEJ 12 décembre 2013 à 15:06

=> http://www.liberation.fr/evenements-libe/2013/12/12/quand-delerm-interviewe-christophe_965951

LIBÉRATION A 40 ANS
A l'occasion des 40 ans de «Libé», Vincent Delerm s'est glissé dans la peau d'un journaliste pour interviewer Christophe. Ils seront tous les deux en concert vendredi pour célébrer cet anniversaire.

Le temps d’une interview, Vincent Delerm délaisse son statut de chanteur. Dans la peau d’un journaliste, il se rend chez Christophe, pour un voyage dans le temps, entre sons de jukebox des années 50 et lumière tamisée.

Vincent Delerm : La dernière fois que je suis venu, la première chose que tu m’as fait faire, c’est de changer une ampoule dans l’entrée, tu te souviens ?

Christophe : Oui ! On a mis de belles ampoules !

L’importance de la lumière et le climat que tu instaures ont toujours compté pour toi ?

Je suis très attiré, fasciné même, par le son et la lumière. Mon intérieur le reflète bien. Par exemple, je n’aime pas les murs de couleur, mais j’aime les nuances que je décide de leur donner, avec les différentes lampes que j’ai installées. C’est comme si on changeait d’endroit.

Si on devait définir ta musique, la façon dont tu positionnes les sons, peut-on dire que tu es un générateur de climat ?

C’est vrai. Je m’attache à ce que mes sons soient habités par des images. C’est pour cela que je chante souvent en «yop» [le «yaourt» qui consiste à placer sur la musique des mots inventés, ndlr]. Cela fonctionne, car il est difficile d’écrire un texte avec des mots qui s’imbriquent parfaitement.

Cette démarche se retrouve-t-elle dans le choix de tes collaborateurs ?


Oui. Quand j’ai travaillé avec Alain Bashung dans les années 70, il utilisait déjà l’écriture en yop. J’ai conservé cette façon d’écrire mes chansons lors de ma collaboration avec le parolier Boris Bergman.

Comment cela fonctionnait-il avec Boris Bergman, lorsqu’il écrivait des paroles pour toi ?

J’ai passé beaucoup moins de temps avec Bergman qu’Alain Bashung en passait avec lui. Boris est très précis. Il n’aime pas les personnes en retard. Donc, pour créer un texte, c’était assez difficile car, avec moi, il n’y a jamais de rendez-vous. Il faudrait que la personne habite là pendant une semaine !

Encore aujourd’hui, avec tes paroliers, tu as conservé cette méthode ?


Tous ceux qui ont écrit pour moi dans le dernier album se chargeaient des finitions. Je ne leur ai jamais donné les mots, car je n’ai jamais vraiment été dingue de ce que j’écrivais. J’ai toujours voulu placer pile sur mon yop les images associées, ce qui pouvait donner l’impression à certains que c’était bâclé.

Tu parles au quotidien de façon très poétique. D’ailleurs, c’est ce qui a permis de créer les paroles de l’album Bevilacqua…

En effet, c’est l’unique album que j’ai fait d’un bout à l’autre. C’est pour cela que je l’aime. Le parolier Jean-René Mariani est resté avec moi de 15 heures à 2-3 heures du matin pendant plusieurs années. Il notait tout ce que je lui disais. C’est l’une des rares personnes que j’ai pu supporter avec moi presque 24 heures sur 24 ! Un jour, je lui ai dit : «Ecoute Jean-René, donne-moi ma matière pour faire mes textes.» J’ai alors découvert dans ces notes toutes les paroles que j’avais prononcées au long de cette période.

Comment s’est passée la création de ton dernier album ?


Tout était improvisé, tout le temps. Dans ma tête, je l’entends, je me l’imagine, je fais mon casting des gens avec qui je vais travailler. J’ai fait des maquettes avec beaucoup de gimmicks, qui sont ma signature, et c’était parti !

Quand tu enregistres un album, as-tu l’impression que ça traîne en longueur ?


Je n’ai pas l’impression que ce soit long. Je n’entre pas en studio pour faire un album, je fais de la musique sur la route de ma vie. Ce n’est que lorsque des gimmicks arrivent, sans être prévus, que je me dis : «tiens, il y a un album qui est en train d’exister». J’appelle ça de la magie.

C’est curieux, mais les sons que tu produis me font penser à la fête foraine. Ils procurent la même sensation de vertige que l’on ressent dans une attraction.

Ah oui ? C’est drôle car, quand j’avais 13 ans, j’adorais y aller, je regardais les manèges et je devenais fou ! J’aurais fait n’importe quoi pour pouvoir monter et faire des tours de manège à l’infini. J’observais beaucoup les mécanismes des attractions et je me disais : «Mais comment ça peut marcher, un truc pareil ?»

Tu as une passion pour les jukebox et les voitures de sport. Tu aimes comprendre les choses, le mécanisme des objets qui t’entourent ?

Je ne suis pas du tout doué pour la mécanique, mais j’aime le miracle de la réparation. Je suis émerveillé par les gens qui créent des machines. Lorsque Lionel, mon dépanneur, vient réparer un de mes jukebox, je ne le quitte pas des yeux, je suis curieux.

On a l’impression que tu es vraiment lié aux synthés, que tu passes un temps infini dessus…

Ce que j’aime quand je joue sur mes synthés, c’est le fait de créer un son, avec mes consoles et ma technique, que je serai le seul à posséder. Je suis lié à l’ignorance. Je ne connais pas la musique, je suis autodidacte. Je n’ai rien à voir avec un instrumentiste, même si je suis derrière un piano pendant deux heures. Par exemple, je n’ai pas le réflexe d’aller mettre les doigts où il faut dès la lecture des notes, j’ai encore du travail. Mais, depuis que j’ai appris ce qu’étaient le dièse et le bémol, ma vision s’est élargie ! (rires) Mon seul regret, c’est d’avoir déjà oublié ce que j’ai appris sur le piano l’an passé.

N’être pas forcément là où on t’attend, est-ce aussi une part de ta personnalité ?

Si je devais être là où on m’attend, j’aurais sûrement continué à faire de la guitare, je me serais amélioré, mais ce n’était pas ce que je voulais. J’ai envie de collectionner les tentatives, les essais.

As-tu un coup de cœur pour un artiste ?

Jimmy Vaughan. Un chanteur de blues. En France il n’est toujours pas connu. Cela faisait deux ans que je l’écoutais et c’est vite devenu mon rêve de le rencontrer, ce qui a fini par se produire. Quand j’écoute sa musique, cela me donne les mêmes sentiments que j’ai ressentis pour celle de Bowie dans les années 70. Il a vraiment quelque chose de spécial.

Jamais personne dans ta vie, même une femme que tu as aimée, n’a pu te dissuader de faire une chanson ?


Non. Tu es fou ? Jamais. Il n’y a rien de plus fort que la musique, vieux !
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